Genre : Action - Science-Fiction - Animation
Avec Alec Baldwin (voix VO), Steve Buscemi (voix VO), Donald Sutherland (voix VO) et James Woods (voix VO)
Tiré de l'un des jeux vidéo les plus populaires de tous les temps (les neuf premières versions se sont vendues à plus de 30 millions d'exemplaires dans le monde), Final Fantasy marque une date dans l'histoire de l'animation en images de synthèse, en créant un monde et des personnages plus vrais que nature, entièrement modélisés en 3D. L'action se situe dans un futur lointain : les Terriens doivent se mesurer à leurs derniers ennemis, de mystérieux fantômes qui s'emparent petit à petit de tous les éléments vivants de notre planète. Parmi les survivants, deux groupes s’opposent sur la façon d’éradiquer ces inquiétants envahisseurs. Le premier groupe, mené par le belliqueux général Hein, envisage l’utilisation d’un terrible canon destructeur. La seconde équipe, dirigée par le docteur Aki Ross, penche pour une solution moins radicale : la création d’une onde qui protègerait les humains tout en condamnant les fantômes. Mais pour cela, ils doivent réunir huit "esprits", huit parcelles de vie unique qui échappent à la désolation ambiante... Avec un budget avoisinant les 100 millions de dollars, le concepteur du jeu vidéo, Hironobu Sakaguchi, donne naissance à l'un des plus ambitieux projets de science-fiction jamais rêvés.

Notre critque :
Issu du célèbre jeu vidéo, Final Fantasy a mobilisé pendant quatre ans les plus grands infographistes du monde. Le résultat est à la hauteur des promesses formulées. C’est un réel plaisir de suivre l’épopée futuriste de ces personnages au graphisme tellement réaliste que l’on se surprend presque à rechercher le nom des acteurs au générique. Le réalisateur Hironobu Sakaguchi et son équipe ont su doter leurs héros d’humanité, de sentiments et d’humour dans un film d’animation qui ne se contente pas d’être beau. La technologie et la qualité scénaristique cohabitent sans que l’une prenne le pas sur l’autre. La quête entreprise par le docteur Aki Ross et ses compagnons prend ainsi des allures de croisade écologique et métaphysique, sans tomber dans l'ennui. Il est toutefois dommage que toutes ces prouesses technologiques soient utilisées pour créer un univers déjà exploré par des films "réels" comme Alien ou Starship Troopers. Mais l’intrigue construite et complexe, les touches de romance, les multiples rebondissements et l’action intensive en font une des réussites de l’été.
La fantaisie finale de Square (05/10/2001)L'échec sans appel de Final Fantasy au box-office international (environ 30 M$ de recettes aux États-Unis, 9 M$ au Japon et des résultats médiocres dans le reste du monde, pour un coût de production évalué à plus de 135 M$) vient de provoquer l'arrêt des activités de Square Pictures, le studio de cinéma de Square Company Ltd. Pour l'exercice 2001, la compagnie avait tablé sur des bénéfices nets de 700 millions de yens (5,8 M$); au lieu de quoi ils prévoient aujourd'hui un déficit de 13,9 milliards de yens (115 M$) ! En conséquence de quoi la compagnie mère a décidé de ne plus financer le studio, qui devrait fermer ses portes dans les mois à venir.
Final Fantasy en super DVD (10/07/2001)Décidément, on n'arrête pas le progrès. Après la présence sur certains DVD de bonus permettant de remonter certaines séquences (comme Men in Black), voici le DVD qui permet de manipuler le film comme un jeu vidéo. En effet, Final Fantasy bénéficiera d'un DVD spécial, uniquement compatible avec la PlayStation 2, grâce auquel le spectateur pourra remodeler le film à sa guise en utilisant la manette pour contrôler les angles de caméra ! La maison de production du film Columbia appartenant à Sony, voilà un bel exemple de coordination des forces en présence débouchant sur un produit innovant. La date de sortie de cette édition spéciale n'est pas encore fixée. Une édition DVD plus traditionnelle sera aussi disponible en zone 1 d'ici la fin de l'année pour tous ceux qui ne possèdent pas la console.