Genre : Animation - Animation - Comédie - Familial
Avec Mike Myers (voix VO), Cameron Diaz (voix VO) et Eddie Murphy (voix VO)
Shrek, un ogre verdâtre, cynique et malicieux, a élu domicile dans un marécage qu''il croit être un havre de paix. Un matin, alors qu''il sort faire sa toilette, il découvre de petites créatures agaçantes qui errent dans son marais.Shrek se rend alors au château du seigneur Lord Farquaad, qui aurait soit-disant expulsé ces êtres de son royaume. Ce dernier souhaite épouser la princesse Fiona, mais celle-ci est retenue prisonnière par un abominable dragon.Il lui faut un chevalier assez brave pour secourir la belle. Shrek accepte d''accomplir cette mission. En échange, le seigneur devra débarrasser son marécage de ces créatures envahissantes.Or, la princesse Fiona cache un secret terrifiant qui va entraîner Shrek et son compagnon l''âne dans une palpitante et périlleuse aventure.

Notre critque :
Heureuse surprise du dernier Festival de Cannes et du box-office américain de l'été, Shrek vient confirmer l'extraordinaire potentiel de créativité de l'animation en images de synthèse. Après Fourmiz, 1001 Pattes et surtout les deux Toy Story, Shrek marque une nouvelle date dans le domaine technique (en attendant Final Fantasy et Monstres et Cie ?). Mais, comme pour ses prédécesseurs, la technique ne réalise des prouesses que pour mieux servir un scénario malin et inventif. Ici, ce sont tous les codes et clichés des contes de fées qui sont détournés en un joyeux festival de gags burlesques et irrévérencieux. Si l'on peut regretter que cette bonne idée ne soit pas exploitée à fond, et que la qualité de l'animation ne soit pas homogène (voir la différence entre les personnages principaux, magnifiques, et les personnages secondaires), Shrek est tout de même un plaisir des yeux et des zygomatiques, à déguster en VO comme en VF.
Shrek coule Titanic (08/01/2002)Shrek continue de voir des billets verts : le film d'animation vient de battre les résultats de Titanic sur le marché vidéo américain (location et vente). D'après les estimations du studio DreamWorks, le public américain a dépensé plus de 51 M$ en location de VHS et de DVD du film. Quant aux ventes, elles ont rapporté plus de 420 M$ : plus de 21 millions de VHS et de DVD ont été vendus aux USA, dépassant les chiffres historiques du Roi Lion. S'agissant des simples ventes de DVD, Shrek a battu un nouveau record : à ce jour, près de 8 millions d'unités ont été vendues aux États-Unis, plus 10 millions dans le reste du monde. Cette carrière "bis", qui fait suite à un énorme succès en salles, vient clôturer une année 2001 exceptionnelle pour le marché vidéo US, après le triomphe du Retour de la Momie, de La Menace Fantôme et de Pearl Harbor.
Moby Dick en dessin animé (28/12/2001)Les studios DreamWorks poursuivent leur ambitieux plan de production de films d'animation, destiné à faire vaciller l'empire Disney. Après Le Prince d'Egypte, Fourmiz, La Route d'Eldorado, Shrek et le très attendu Spirit (sortie en 2002), ils envisagent maintenant de transposer en dessin animé Moby Dick, le roman mythique d'Hermann Melville. Il s'agirait d'un long-métrage en animation traditionnelle et non en 3D. Le film étant à peine entré en préproduction, le réalisateur et la date de sortie sont loin d'être connus.
USA : un été pourri ? (17/07/2001)Dans les salles de cinéma américaines, la fin du mois de juillet sonne déjà la fin de la période estivale, ou du moins de la lucrative "summer season" telle que l'entendent les dirigeants des studios. C'est en effet de début mai à début août que les majors sortent leurs principaux blockbusters destinés à attirer le public avide de sensations fortes, et c'est traditionnellement à cette période que les records d'entrées sont battus (sauf exception comme Sixième Sens, triomphe inattendu d'août 1999 avec 294 M$ au box-office US). Cette année encore, les studios semblent avoir réservé leurs plus grosses cartouches pour les mois de mai, juin et juillet, mais force est d'admettre qu'à ce stade de la saison, on est loin des records. Au 15 juillet, les recettes totales des films de l'été sur le territoire nord-américain s'élevaient à 1,5 milliard de dollars. Un chiffre en augmentation de 4% par rapport à l'année dernière, certes, mais essentiellement dû à la forte hausse du prix des places de cinéma. Pour les grands studios, le bilan est décevant. Le ton avait été donné dès le Memorial Day avec les résultats de Pearl Harbor, bons mais inférieurs aux attentes. Le film de Michael Bay devrait atteindre les 200 M$ de recettes alors que les observateurs en espéraient au moins 250. De même, les résultats en demi-teinte de Tomb Raider (qui devrait finir sa carrière aux alentours de 140 M$) et d'Opération Espadon (70 M$) mettent en question la formule jusqu'ici inaltérable des films d'action estivaux. Seul le succès inattendu de Fast and Furious (qui se dirige vers les 140 M$) est venu prouver que les gros bras ont encore la cote auprès du public. Les suites aussi ont connu des revers puisque Scary Movie 2 et Dr Dolittle 2 n'ont guère fait d'étincelles. Enfin, même les plus grands peuvent être incompris du public, comme l'a prouvé le démarrage timide d'A.I., de Steven Spielberg. Ses 70 M$ de recettes sont une déception pour le réalisateur, mais sa carrière en Asie et en Europe devrait être plus prometteuse. Pour que cet été 2001 ne soit pas définitivement perdu, les studios comptent désormais sur trois gros films : Jurassic Park 3, La Planète des Singes et Rush Hour 2. Ils semblent être les seuls blockbusters à même de générer une forte fréquentation dans les salles. À moins qu'un succès surprise ne se profile au mois d'août... En tout cas pour l'instant, le champion de 2001 est gros, vert et il sent mauvais : Shrek (250 M$ à ce jour).
Shrek est cher (12/07/2001)Les studios DreamWorks n'ont étonné personne en annonçant la prochaine mise en chantier d'une suite à Shrek. Le film, qui cumule près de 250 M$ au box-office américain, est d'ores et déjà l'un des plus gros succès de l'année : normal, donc, que le studio veuille rééditer l'exploit. Mais cette fois, le budget devrait augmenter sensiblement. Les stars qui ont prêté leur voix aux héros du film, à savoir Mike Myers, Eddie Murphy et Cameron Diaz, demandent en effet un cachet de 5 M$ pour prodiguer à nouveau leurs services, ce qui équivaut à 35 000 $ de l'heure... Pour le premier opus, ils avaient accepté de réduire considérablement leur salaire contre une participation aux recettes (ce qui ne les a pas lésés, vu qu'ils auraient à ce jour touché près de 3 M$ chacun). Les négociations sont en cours, mais il serait étonnant que DreamWorks se prive de ces trois stars pour économiser quelques dollars...
Cannes, la sélection (20/04/2001)La sélection officielle du 54ème Festival de Cannes a été annoncée, hier 19 avril, par Gilles Jacob et son directeur artistique Thierry Frémaux. Une sélection qui fait la part belle aux habitués de la Croisette et au cinéma européen (avec un retour en force du cinéma italien). L'Asie est également très bien représentée, en particulier le Japon, et cette année le Festival a montré des signes d'apaisement avec Hollywood en sélectionnant neuf films américains. Voici le détail de la sélection officielle, en compétition : Moulin Rouge (Baz Luhrmann, USA, film d'ouverture), Roberto Succo (Cédric Kahn, France), La Chambre des Officiers (François Dupeyron, France), La Répétition (Catherine Corsini, France), Va Savoir ! (Jacques Rivette, France), Desert Moon (Shinji Aoyama, Japon), The Man who wasn't there (Ethan et Joel Coen, USA), Éloge de l'Amour (Jean-Luc Godard, France-Suisse), La Pianiste (Michael Haneke, France-Autriche), Millenium Mambo (Hou Hsiao-Hsien, Chine), De l'eau tiède sous un pont rouge (Shohei Imamura, Japon), Shrek (Andrew Adamson et Vicki Jenson, USA), Distance (Hirokazu Kore-Eda, Japon), Mulholland Drive (David Lynch, USA), Kandahar (Mohsen Makhmalbaf, Iran), La Chambre du Fils (Nanni Moretti, Italie), Je rentre à la maison (Manoel de Oliveira, Portugal), Il mestiere delle Armi (Ermanno Olmi, Italie), Pau et son Frère (Marc Recha, Espagne), The Pledge (Sean Penn, USA), Taurus (Aleksander Sokurov, Russie), No man's Land (Danis Tanovic, Serbie), Et là-bas quelle heure est-il ? (Tsai Ming-Iiang, Taïwan). Voici la sélection hors compétition : Apocalypse Now, director's cut (Francis Ford Coppola, USA), CQ (Roman Coppola, USA), Human Nature (Michel Gondry, France-USA), Avalon (Mamora Oshii, Japon), The Center of the World (Wayne Wang, USA), Trouble every day (Claire Denis, France), Sobador 14 octobre 1943 16 heures (Claude Lanzmann, France), ABC Africa (Abbas Kiarostami, documentaire, Iran), Mon Voyage en Italie (Martin Scorsese, documentaire, USA-Italie), Les Ames Fortes (Raul Ruiz, France, film de clôture). Aucun "film événement" ne se dégage a priori de cette sélection, qui semble avoir équilibré classicisme et audace, jeunes auteurs et vieux routards. Quelques surprises et autres éléments intéressants se distinguent : la présence d'un film d'animation en compétition (Shrek), le retour de Godard (Éloge de l'Amour) et la présence de quelques maîtres sur la Croisette (Scorsese, Coppola, Kiarostami, les frères Coen, Moretti, Oliveira...). Qui aura la Palme d'or ? Réponse le 20 mai prochain, à l'issue de quinze jours de folie cannoise.