Genre : Drame - Historique
Avec Jacques Gamblin, Marie Gillain, Denis Podalydès, Charlotte Kady, Maria Pitarresi, Olivier Gourmet, Marie Desgranges, Christian Berkel et Tim Pigott-Smith
A Paris, le 3 mars 1942, sous l''Occupation allemande, deux hommes voient leurs destins se croiser et s''entremêler.D''un côté, Jean-Devaivre, un assistant-metteur en scène, trouve le moyen de camoufler ses activités clandestines de résistant en travaillant pour la Continental, une firme cinématographique allemande dirigée par le Docteur Greven et qui produit des films français depuis 1940. De l''autre, Jean Aurenche, un scénariste-poète, refuse de travailler pour les Allemands et s''engage par la plume dans une lutte héroïque contre l''envahisseur nazi.

Berlin voit double (18/02/2002)Surprise au festival de Berlin 2002, avec deux Ours d'Or attribués à deux films radicalement opposés, Le Voyage de Chihiro et Bloody Sunday. Le Voyage de Chihiro du réalisateur Hayao Miyazaki, adaptation onirique d'Alice au Pays des Merveilles, avait battu tous les records d'entrées au Japon à la suite de Princesse Mononoké. C'est le premier film japonais à remporter un Ours d'Or depuis 1963, et le premier film d'animation à figurer au palmarès de la Berlinale. Bloody Sunday, du britannique Paul Greengrass, retrace les sanglants événements d'Irlande du Nord en 1972. Deux univers bien différents donc, et un palmarès très européen puisque la France se distingue avec quatre Ours d'Argent : Otar Iosseliani meilleur réalisateur pour Lundi Matin, Jacques Gamblin meilleur acteur pour Laissez-Passer, Antoine Duhamel pour la meilleure musique de film (Laissez-Passer)... et enfin les comédiennes de 8 Femmes pour leur prestation d'ensemble. Les Américains, boudés pour la deuxième année consécutive, sauvent l'honneur grâce à Halle Berry, Ours d'Argent de la meilleure actrice pour sa prestation dans Monster's Ball.
Laissez-Passer : verdict rendu (07/01/2002)Le tribunal de grande instance de Paris a rendu ce week-end sa décision dans l'affaire opposant Bertrand Tavernier et ses producteurs au cinéaste vétéran Jean Devaivre autour du film Laissez-Passer. Devaivre essayait de stopper la sortie du film pour obtenir un statut de co-auteur et des dommages et intérêts pour violation de sa vie privée : le juge ne lui a pas donné raison mais a condamné Bertrand Tavernier à modifier le générique de son film. Il devra porter la mention "Le scénario de Jean Cosmos et Bertrand Tavernier est inspiré notamment des mémoires de Jean Devaivre". Cette rectification devra être faite sous peine d'une amende de 7622 euros par jour de retard... Tout ça pour ça, serait-on tenté de dire...
Laissez-sortir (04/01/2002)Mauvais début d'année pour Bertrand Tavernier. À quelques jours de la sortie de son nouveau film Laissez-Passer (le 9 janvier), il vient d'être assigné en justice par Jean Devaivre, le réalisateur dont Laissez-Passer raconte l'histoire sous l'Occupation. Ce dernier essaie de bloquer la sortie du film pour "déformation de la vérité historique" et pour ne pas avoir été crédité de façon appropriée. Aujourd'hui âgé de 89 ans, Devaivre travailla pendant la guerre pour le studio Continental (contrôlé par les Allemands) mais n'en fut pas moins un héros de la Résistance. Le film lui rend hommage, et pourtant il a plusieurs griefs contre Bertrand Tavernier et ses producteurs : le film indique en effet être "librement inspiré" de ses mémoires, mais Devaivre revendique un statut de co-auteur du script. Par ailleurs, certains détails de sa vie privée rapportés à l'écran lui portent atteinte. Il en demande réparation... Tavernier, quant à lui, se dit fort surpris : le scénario, qu'il a co-écrit avec Jean Cosmos, est non seulement inspiré des mémoires de Devaivre, mais aussi des nombreuses conversations qu'il a eues avec le cinéaste ainsi qu'avec le scénariste Jean Aurenche. La décision de justice devrait être rendue le 5 janvier.