Genre : Drame - Drame
Avec Isabelle Huppert, Annie Girardot et Benoît Magimel
Erika Kohut, la quarantaine, est un honorable professeur de piano au Conservatoire de Vienne. Menant une vie de célibataire endurcie chez sa vieille mère possessive, cette musicienne laisse libre cours à sa sexualité débridée en épiant les autres. Fréquentant secrètement les peep-shows et les cinémas pornos, Erika Kohut plonge dans un voyeurisme morbide et s''inflige des mutilations par pur plaisir masochiste.Jusqu''au jour où Walter, un élève d''une vingtaine d''années, tombe amoureux d''elle. De cette affection naît une relation troublante, mouvementée et perverse entre le maître et son disciple.

L'Europe fête Amélie (03/12/2001)Comme l'on pouvait s'y attendre, Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain a été le grand vainqueur lors de la cérémonie des European Film Awards qui s'est tenue à Berlin ce samedi 1er décembre. Le petit bijou de Jean-Pierre Jeunet a éclipsé tous les autres films européens en compétition (y compris La Chambre du Fils, Palme d'or à Cannes) en raflant quatre récompenses : meilleur film européen, meilleur réalisateur, meilleure photo et prix du public. Ce véritable sacre est plutôt de bon augure pour les prix à venir, notamment césars et oscars... Durant cette cérémonie, les prix d'interprétation sont allés à Isabelle Huppert (La Pianiste) et Ben Kingsley (Sexy Beast), le prix du scénario à Danis Tanovic pour No Man's Land et des récompenses honorifiques ont été décernées à Ewan Mac Gregor et à l'équipe des Monty Python pour l'ensemble de leur carrière.
L'Europe à la fête (08/11/2001)Les nominations de la prochaine cérémonie des European Film Awards, qui chaque année célèbrent le meilleur du cinéma européen, viennent d'être annoncées. L'Académie a dû faire le tri entre plus de 300 films pour composer cette liste de nominés. Et indiscutablement, la France est en position de force pour cette édition 2001. Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain draîne à lui seul 4 nominations : meilleure photo, meilleure actrice et le doublé meilleur film/meilleur réalisateur (il est le seul à cumuler ces deux citations). Pour le prix du meilleur film européen, il concourra avec Bridget Jones, Das Experiment, Intimité, Italian for Beginners, La Pianiste, La Chambre du Fils et Les Autres. Parmi les neuf catégories, on retiendra également les nominations d'Éric Rohmer et François Ozon (meilleur réalisateur), Michel Piccoli (meilleur acteur), Ariane Ascaride, Isabelle Huppert et Charlotte Rampling (meilleure actrice) et Michael Haneke (meilleur scénariste). Vous pouvez découvrir l'intégralité des nominations sur le site www.europeanfilmacademy.org. La cérémonie se déroulera le 1er décembre à Berlin.
L'Europe fait son cinéma (17/09/2001)L'Académie Européenne du Cinéma vient d'annoncer les films qui ont passé la première étape pour concourir aux European Film Awards, qui seront décernés à la fin de l'année. Plus de 300 films venus de toute l'Europe ont été proposés à l'Académie, qui en a finalement retenu 44. Désormais ses 1300 membres devront voter pour les trois films qu'ils souhaitent voir figurer dans la phase finale de la compétition. Les œuvres recueillant le plus de voix seront nommées pour le Prix du Meilleur Film Européen qui sera remis lors de la cérémonie. Parmi les 44 longs-métrages encore en lice figurent entre autres Le Journal de Bridget Jones de Sharon Maguire, La Chambre du Fils de Nanni Moretti, No Man's Land de Danis Tanovic, Le Métier des Armes d'Ermanno Olmi, Sexy Beast de Jonathan Glazer, Taurus d'Alexandre Sokurov, et côté français, La Pianiste de Michael Haneke, Intimité de Patrice Chéreau, Merci pour le Chocolat de Claude Chabrol, Sous le Sable de François Ozon, Martha Martha de Sandrine Veysset, et bien sûr Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet, qui fait figure de favori tous pays confondus. La cérémonie des European Film Awards se tiendra à Berlin le 1er décembre prochain.
La France en force (05/09/2001)L'année 2001 se poursuit en beauté pour le cinéma français alors que s'annonce une rentrée riche en événements. Avec une part de marché de 42% depuis le début de l'année et quelques succès impressionnants comme La Vérité si Je Mens 2, Amélie Poulain, Le Placard, Le Pacte des Loups (mais aussi Yamakasi, Un Crime au Paradis, La Tour Montparnasse Infernale, Belphegor, 15 Août ou encore Sous le Sable), la production tricolore affiche une santé éclatante. Le programme de la rentrée est tout aussi alléchant. Dès aujourd'hui, les spectateurs peuvent découvrir la jolie fable rurale Une Hirondelle a fait le Printemps avec Michel Serrault, et le drame de Michael Haneke, La Pianiste, plusieurs fois récompensé à Cannes. Et dans les prochaines semaines de septembre se succèderont des œuvres aussi variées et intéressantes que Comment J'ai Tué Mon Père, un drame d'Anne Fontaine avec l'impressionnant Michel Bouquet, Vidocq, le film événement de Pitof, et La Chambre des Officiers de François Dupeyron, certainement l'un des meilleurs films de l'année. L'automne devrait compter également son lot de films phares avec entre autres Chaos de Coline Serreau, Sur Mes Lèvres de Jacques Audiard, Betty Fisher de Claude Miller, Le Petit Poucet d'Olivier Dahan et Tanguy d'Etienne Chatiliez. Vu la qualité de l'offre, on ne peut que se réjouir de la belle vitalité déployée par la production française.
Cannes, le palmarès (21/05/2001)C'est sans grande surprise que le 54ème Festival de Cannes a récompensé, hier dimanche 20 mai, La Chambre du Fils de Nanni Moretti. Grand habitué de la Croisette, le réalisateur italien repart avec la Palme d'or pour la première fois. L'Europe est également à l'honneur avec le Grand Prix du jury, remis à l'Autrichien Michael Haneke pour son film La Pianiste, qui a également valu à Isabelle Huppert et Benoît Magimel les prix d'interprétation féminine et masculine. L'Amérique n'est pas en reste puisque le Prix de la mise en scène est allé ex-æquo à David Lynch et aux frères Coen, respectivement pour Mulholland Drive et The Man Who Wasn't There. Le Prix du scénario a récompensé le très applaudi No Man's Land de Denis Tanovic. Enfin le cinéma asiatique, mis à l'honneur l'année dernière par le jury de Luc Besson, repart cette année avec un lot de consolation : l'ingénieur du son Tu Duu-chih a été salué par le Prix spécial de la meilleure contribution technique pour son travail sur Millenium Mambo et Et Là-bas Quelle Heure est-il ? des Taïwanais Hou Hsiao-hsien et Tsai Ming-Iiang. Un palmarès sans surprise, donc, à l'image d'un Festival de Cannes exceptionnellement calme cette année. Signalons pour finir que la Palme d'or récompense un film italien pour la première fois depuis 1978, année qui avait vu L'Arbre aux Sabots d'Ermanno Olmi obtenir la récompense suprême.
Cannes dernière (18/05/2001)Plus que deux jours avant la cérémonie de clôture et le palmarès du 54ème Festival de Cannes, et déjà chacun y va de son petit pronostic. De l'avis général, ce crû 2001 du festival est d'un assez bon niveau, même si aucun film n'a vraiment créé l'événement : autrement dit, on a vu de bons films, mais pas de pièce de maître. Dans ces circonstances, l'œuvre la mieux placée pour décrocher la fameuse Palme d'or est La Chambre du Fils de Nanni Moretti (à découvrir dès aujourd'hui sur nos écrans), qui a bouleversé les festivaliers. Moretti, un habitué de Cannes, n'a jamais reçu la récompense suprême, et cela devrait être réparé grâce à ce film plein d'émotion et de retenue. Les autres films qui ont des chances de se retrouver au palmarès sont The Man Who Wasn't There des frères Coen, No Man's Land de Denis Tanijovic et La Pianiste de Michael Haneke. Isabelle Huppert, entre autres, semble bien partie pour obtenir le prix d'interprétation. Les paris restent ouverts... Retrouvez l'intégralité du palmarès dès lundi matin sur Cinereporter.
Cannes, la sélection (20/04/2001)La sélection officielle du 54ème Festival de Cannes a été annoncée, hier 19 avril, par Gilles Jacob et son directeur artistique Thierry Frémaux. Une sélection qui fait la part belle aux habitués de la Croisette et au cinéma européen (avec un retour en force du cinéma italien). L'Asie est également très bien représentée, en particulier le Japon, et cette année le Festival a montré des signes d'apaisement avec Hollywood en sélectionnant neuf films américains. Voici le détail de la sélection officielle, en compétition : Moulin Rouge (Baz Luhrmann, USA, film d'ouverture), Roberto Succo (Cédric Kahn, France), La Chambre des Officiers (François Dupeyron, France), La Répétition (Catherine Corsini, France), Va Savoir ! (Jacques Rivette, France), Desert Moon (Shinji Aoyama, Japon), The Man who wasn't there (Ethan et Joel Coen, USA), Éloge de l'Amour (Jean-Luc Godard, France-Suisse), La Pianiste (Michael Haneke, France-Autriche), Millenium Mambo (Hou Hsiao-Hsien, Chine), De l'eau tiède sous un pont rouge (Shohei Imamura, Japon), Shrek (Andrew Adamson et Vicki Jenson, USA), Distance (Hirokazu Kore-Eda, Japon), Mulholland Drive (David Lynch, USA), Kandahar (Mohsen Makhmalbaf, Iran), La Chambre du Fils (Nanni Moretti, Italie), Je rentre à la maison (Manoel de Oliveira, Portugal), Il mestiere delle Armi (Ermanno Olmi, Italie), Pau et son Frère (Marc Recha, Espagne), The Pledge (Sean Penn, USA), Taurus (Aleksander Sokurov, Russie), No man's Land (Danis Tanovic, Serbie), Et là-bas quelle heure est-il ? (Tsai Ming-Iiang, Taïwan). Voici la sélection hors compétition : Apocalypse Now, director's cut (Francis Ford Coppola, USA), CQ (Roman Coppola, USA), Human Nature (Michel Gondry, France-USA), Avalon (Mamora Oshii, Japon), The Center of the World (Wayne Wang, USA), Trouble every day (Claire Denis, France), Sobador 14 octobre 1943 16 heures (Claude Lanzmann, France), ABC Africa (Abbas Kiarostami, documentaire, Iran), Mon Voyage en Italie (Martin Scorsese, documentaire, USA-Italie), Les Ames Fortes (Raul Ruiz, France, film de clôture). Aucun "film événement" ne se dégage a priori de cette sélection, qui semble avoir équilibré classicisme et audace, jeunes auteurs et vieux routards. Quelques surprises et autres éléments intéressants se distinguent : la présence d'un film d'animation en compétition (Shrek), le retour de Godard (Éloge de l'Amour) et la présence de quelques maîtres sur la Croisette (Scorsese, Coppola, Kiarostami, les frères Coen, Moretti, Oliveira...). Qui aura la Palme d'or ? Réponse le 20 mai prochain, à l'issue de quinze jours de folie cannoise.