Genre : Science-Fiction
Avec Haley Joel Osment, Jude Law, Frances O'Connor, Sam Robards, Kathryn Morris, Jake Thomas, Emmanuelle Chriqui et William Hurt
La fonte des glaces a submergé des centaines de villes à travers le monde, provoquant famines, exodes et déplacements de populations. La limitation des ressources naturelles et le contrôle sévère des naissances ont également induit de nouveaux développements technologiques. Les robots sont ainsi devenus une composante essentielle de la vie quotidienne. Ces "mécas" sophistiquées assurent désormais la plupart des tâches domestiques, remplaçant avantageusement les primitifs jouets électroniques d'antan. L'homme ne peut plus se passer d'eux... Le visionnaire Professeur Hobby de la Cybertronics Manufacturing veut aller encore plus loin en créant le premier robot sensible : un enfant capable d'aimer sincèrement ses "parents" adoptifs, une "méca" qui développerait au contact des humains un vaste répertoire d'émotions, de désirs et de rêves... Le dernier projet de Stanley Kubrick, repris par Steven Spielberg après la mort du maître.

Notre critque :
Le voici enfin, ce film tant attendu (avec une pointe d’inquiétude) par les cinéphiles du monde entier, la rencontre entre deux génies du cinéma aux styles antagonistes. En reprenant le projet du défunt Stanley Kubrick, Steven Spielberg a placé la barre très haut. Le résultat donne un objet cinématographique non identifié. Épopée futuriste, conte de fées crépusculaire, A.I. bouleverse, intrigue et déstabilise. Il déçoit aussi quelque peu (forcément ?). On y retrouve tout Spielberg : le thème de l’enfance, les effets spéciaux spectaculaires, l’émotion parfois trop soulignée. Et en même temps, l’esprit de Kubrick est présent d’un bout à l’autre : imprégné de sous-textes psychanalytiques et philosophiques, le film emprunte une structure en trois parties chère au cinéaste. Ces trois parties s’avèrent d’ailleurs inégales, au détriment du volet central, assez peu inspiré. Quant à la fin, elle ne manquera pas de diviser; disons seulement qu’au-delà de son aspect trop mélodramatique se cache un message ironique, voire désespéré. Cette ambivalence est à l’image même de ce projet atypique. Elle fait de A.I. un film difficile et parfois bancal, certes, mais fascinant. Et qui revient vous hanter longtemps après l’avoir vu.
L'effet oscars (10/01/2002)L'académie des oscars (on en parlera de plus en plus dans les semaines à venir, il faut s'y faire...) vient d'annoncer les huit films retenus comme candidats potentiels à l'oscar des meilleurs effets spéciaux. Il s'agit d'une première sélection, opérée par un comité d'une quarantaine de spécialistes, avant les nominations finales, qui seront annoncées début février et ne retiendront que trois films. Les huit sont donc A.I., La Chute du Faucon Noir, Comme Chiens et Chats, Fast and Furious, Harry Potter, Jurassic Park 3, Le Seigneur des Anneaux et Pearl Harbor. On s'étonnera de l'absence de poids lourds tels que La Planète des Singes et Le Retour de la Momie, alors que figurent des films comme Fast and Furious et La Chute du Faucon Noir, où les trucages tiennent un rôle moins important. Mais les voies d'oscar sont impénétrables...
Spielberg se reposera... (12/10/2001)Steven Spielberg a un planning chargé. Alors que A.I. s'apprête à sortir dans nos salles (le 24 octobre), le réalisateur est déjà en pleine post-production de Minority Report, un thriller de science-fiction avec Tom Cruise. La sortie de ce film est prévue pour juillet 2002 aux États-Unis : entre-temps, Spielberg aura enchaîné avec le tournage de Catch Me if You Can, un polar avec Leonardo Di Caprio et Tom Hanks dans les rôles principaux. Les premières prises de vue sont prévues en janvier, pour une sortie envisagée fin 2002. Et n'oublions pas la ressortie de E.T. programmée pour le printemps prochain, qu'il supervise entièrement. Ouf ! Après ce véritable marathon, Spielberg songe à prendre une année sabbatique bien méritée. Mais peut-être se lancera-t-il directement dans l'un des nombreux projets qu'il a actuellement sous le coude, comme Memoirs of a Geisha, Lindbergh ou Indiana Jones 4 !...
A.I. censuré en Suède (08/08/2001)L'organisme de censure suédois vient d'attribuer la classification la plus sévère possible à A.I., le nouveau film de Steven Spielberg : interdit aux moins de 15 ans. La raison invoquée étant les difficiles épreuves morales traversées par l'enfant-robot joué par Haley Joel Osment, qui sont susceptibles de choquer les plus jeunes spectateurs. Ces derniers, qui sont à un âge "fragile" pour reprendre les termes du directeur de l'organisme, pourraient être très affectés par la charge émotionnelle du film. À titre de comparaison, Pearl Harbor, Jurassic Park 3 et autres blockbusters récents ont juste reçu une interdiction aux moins de 11 ans. Aux États-Unis, A.I a été classé PG-13, soit interdit aux moins de 13 ans.
USA : un été pourri ? (17/07/2001)Dans les salles de cinéma américaines, la fin du mois de juillet sonne déjà la fin de la période estivale, ou du moins de la lucrative "summer season" telle que l'entendent les dirigeants des studios. C'est en effet de début mai à début août que les majors sortent leurs principaux blockbusters destinés à attirer le public avide de sensations fortes, et c'est traditionnellement à cette période que les records d'entrées sont battus (sauf exception comme Sixième Sens, triomphe inattendu d'août 1999 avec 294 M$ au box-office US). Cette année encore, les studios semblent avoir réservé leurs plus grosses cartouches pour les mois de mai, juin et juillet, mais force est d'admettre qu'à ce stade de la saison, on est loin des records. Au 15 juillet, les recettes totales des films de l'été sur le territoire nord-américain s'élevaient à 1,5 milliard de dollars. Un chiffre en augmentation de 4% par rapport à l'année dernière, certes, mais essentiellement dû à la forte hausse du prix des places de cinéma. Pour les grands studios, le bilan est décevant. Le ton avait été donné dès le Memorial Day avec les résultats de Pearl Harbor, bons mais inférieurs aux attentes. Le film de Michael Bay devrait atteindre les 200 M$ de recettes alors que les observateurs en espéraient au moins 250. De même, les résultats en demi-teinte de Tomb Raider (qui devrait finir sa carrière aux alentours de 140 M$) et d'Opération Espadon (70 M$) mettent en question la formule jusqu'ici inaltérable des films d'action estivaux. Seul le succès inattendu de Fast and Furious (qui se dirige vers les 140 M$) est venu prouver que les gros bras ont encore la cote auprès du public. Les suites aussi ont connu des revers puisque Scary Movie 2 et Dr Dolittle 2 n'ont guère fait d'étincelles. Enfin, même les plus grands peuvent être incompris du public, comme l'a prouvé le démarrage timide d'A.I., de Steven Spielberg. Ses 70 M$ de recettes sont une déception pour le réalisateur, mais sa carrière en Asie et en Europe devrait être plus prometteuse. Pour que cet été 2001 ne soit pas définitivement perdu, les studios comptent désormais sur trois gros films : Jurassic Park 3, La Planète des Singes et Rush Hour 2. Ils semblent être les seuls blockbusters à même de générer une forte fréquentation dans les salles. À moins qu'un succès surprise ne se profile au mois d'août... En tout cas pour l'instant, le champion de 2001 est gros, vert et il sent mauvais : Shrek (250 M$ à ce jour).
Independence week (06/07/2001)La semaine qui vient de s'écouler est certainement l'une des semaines les plus importantes de l'année pour les studios hollywoodiens, puisque mercredi était jour de Fête Nationale aux États-Unis : un jour où, comme chacun sait, les Américains ont l'habitude de se ruer dans les salles. Les majors ont donc sorti l'artillerie lourde pour attirer les spectateurs : dès vendredi dernier, la Warner sortait A.I., la fresque futuriste de Steven Spielberg. Les chiffres un peu décevants du week-end (30 M$ de recettes environ) devaient être rattrapés par l'affluence dans les salles le 4 juillet (et éventuellement les autres jours de la semaine en cas de pont). Et effectivement, A.I. a montré une relative stabilité de ses entrées, certainement grâce aux réactions passionnées du public à la sortie des salles, et cumule 42 M$ de recettes au bout de 6 jours. Il était toutefois relégué à la troisième place du B-O mercredi par un film familial, Comme Chiens et Chats (9 M$ de recettes) et la comédie Scary Movie 2 (8,7 M$), sortis chacun sur plus de 3000 écrans. Fête Nationale oblige, Pearl Harbor a montré un regain de vigueur en augmentant ses entrées de 15%. Le marché est donc dominé par les blockbusters, et tous les studios sont déterminés à décrocher leur part du gâteau. Ainsi, le week-end qui arrive verra la sortie de nouveaux prétendants au sommet du box-office, notamment Le Baiser du Dragon avec Jet Li. Pour cette fête de l'indépendance, un seul mot d'ordre : pas de quartier. Découvrez les chiffres définitifs de cette folle semaine américaine dès lundi matin sur Cinereporter.
A.I. triomphe au Japon (05/07/2001)Malgré un démarrage en demi-teinte aux États-Unis, A.I. vient de réaliser un véritable exploit au box-office japonais. Le nom de Spielberg est décidément une valeur sûre au pays du soleil levant puisque le film, qui a bénéficié d'une sortie exceptionnelle (524 écrans et un budget marketing évalué à 15 M$), a déjà réuni plus d'un million de spectateurs japonais en deux jours d'exploitation ! Son box-office de 1,3 milliard de yens (plus de 13 millions d'euros) détrône le démarrage record de Star wars Épisode 1 en 1999. Après cette sortie en fanfare, la Warner estime que le record d'entrées détenu au Japon par Titanic peut être battu. A.I. connaîtra-t-il un succès d'une telle ampleur en France ? Réponse à partir du 24 octobre.
Deauville débarque (04/07/2001)Le programme du 27ème Festival du Cinéma Américain de Deauville se précise. Comme toujours, il sera partagé entre la compétition officielle, qui incluera une sélection de films US indépendants, et la présentation de plusieurs films événements en avant-première. Parmi ces blockbusters qui seront découverts sur les planches de Deauville figurent entre autres Opération Espadon (avec John Travolta) et A.I. de Steven Spielberg. La sélection de ce dernier sera l'occasion d'une rétrospective consacrée à Stanley Kubrick, qui s'étalera sur toute la durée du festival : du Baiser du Tueur à Eyes Wide Shut, on pourra redécouvrir toute l'œuvre du maître, ainsi que le documentaire Stanley Kubrick, A Life in Pictures réalisé par son beau-frère Jan Harlan. Autres temps forts du festival, le réalisateur Oliver Stone bénéficiera d'une carte blanche, et le producteur Joel Silver recevra un hommage spécial. Il promet donc d'y avoir du beau monde cette année à Deauville, à commencer par le président du jury, Jean-Jacques Annaud "himself". Pour un concentré de cinéma américain, rendez-vous sur les plages normandes du 31 août au 9 septembre prochain. Cinereporter vous tiendra bien sûr au courant de l'actualité du Festival.
Osment retrouve Spielberg (27/06/2001)Le prodigieux (n'ayons pas peur des mots) Haley Joel Osment, inoubliable dans Sixième Sens, s'apprête à retrouver Steven Spielberg, qui vient de le diriger dans A.I. Il fera en effet une courte apparition aux côtés de Tom Cruise dans Minority Report, le thriller de science-fiction sur lequel Spielberg travaille actuellement. Le jeune acteur s'est engagé à ne rien dévoiler sur ce nouveau film, mais a précisé qu'il ne s'agirait que d'un caméo clin d'œil, et que son père Eugene Osment jouerait aussi dans la scène. Minority Report, dont le tournage est classé secret défense, sortira en juillet 2002 aux États-Unis, et peu après en France.
A.I., premiers échos (19/06/2001)À quelques jours seulement de la sortie américaine de A.I. (le 29 juin), le nouveau long-métrage tant attendu de Steven Spielberg, les premières impressions sur le film commencent à fleurir sur le Net et dans la presse d'outre-Atlantique. Qu'il s'agisse de critiques "officielles" ou d'avis volés à la sortie de projections tests, c'est toujours à peu près le même son de cloche que l'on retrouve. La plupart des avis sont largement positifs, même si certains laissent paraître une certaine perplexité quant au ton du film : la rencontre de Spielberg et de Kubrick, du lyrisme de l'un et du cynisme de l'autre, donnerait un mélange hybride, une ambiance étrange et une fin à la morale assez ambigüe. Malgré tout, ceux qui ont eu la chance de découvrir A.I. en avant-première s'accordent à dire que le film est visuellement somptueux, fascinant d'un bout à l'autre. David Ansen, du magazine Newsweek, n'hésite pas à le qualifier de "film le plus ambitieux vu à Hollywood". À vérifier le 24 octobre prochain sur nos écrans.
Le mystère A.I. (13/04/2001)Depuis quelques jours, le mystère entourant A.I., le prochain film de Steven Spielberg (tiré d'une idée originale de Stanley Kubrick), a pris une ampleur incroyable. Il semblerait en effet que Spielberg et son équipe aient mis en place une stratégie marketing jamais vue auparavant, dont Internet est le tremplin. Suite à la mise en ligne de la deuxième bande-annonce du film, nos excellents confrères du site www.aintitcoolnews.com (Harry Knowles et compagnie) ont remarqué, dans les crédits en fin de vidéo, la présence d'un nom inconnu, Jeanine Salla, au poste de "thérapeute pour les machines sensibles". Vient alors la découverte intéressante : en faisant une recherche sur Internet autour de Jeanine Salla, on finit par accéder à tout un groupe de sites web étranges, consacrés à la robotique, à la cybernétique, au statut légal des robots et aux "maisons interactives". Des sites très bien conçus, qui nous transportent dans un monde futuriste où les robots tiennent une place prépondérante, très proche de celui de A.I. Clairement, ces sites sont des teasers destinés à aiguiser la curiosité autour du film. Et ça marche ! Vérifiez par vous-même sur www.inourimage.org, www.katenei.com, www.martinswintondesigns.com, www.donu-tech.com, www.metropolitanlivinghomes.com ou encore www.familychan.org. Cette opération originale autour de A.I. ne fait que renforcer l'attente autour du film. Dernier clin d'œil amusant, ces sites seraient répertoriés au nom de la famille Ghaepetto (Gepetto). A.I., où l'histoire de Pinocchio transposée dans le futur ? Réponse sur nos écrans de cinéma en octobre prochain.
Haley en peluche (10/01/2001)Haley Joel Osment, la grande petite star du Sixième Sens, qui vient d'achever le tournage d'A.I. avec Steven Spielberg, va prêter sa douce voix au prochain film d'animation de Disney, The Country Bears. Il donnera vie au personnage principal, un ours en peluche géant adopté par une famille humaine ! Échappé de son foyer d'adoption, Beary part pour le Tennessee et réunit un groupe d'ours chanteurs, The Country Bears, pour sauver la salle de concert locale. Et Baloo, qu'est-ce qu'il en pense de tout ça ? Début du tournage le mois prochain.
A.I., A.I., A.I. !!! (05/12/2000)Le premier teaser de A.I., Artificial Intelligence, l'ultime projet de Stanley Kubrick repris par Steven Spielberg, a été diffusé à la télévision américaine le week-end dernier. Big scoop, big audience. Pour vous faire une idée, vous pouvez le découvrir sur empireonline.co.uk; nous avons également mis en ligne le visuel officiel du film sur sa fiche (passer par le moteur de recherche ou par le calendrier, sortie en octobre 2001). Chaud, chaud !!