Genre : Animation - Fantastique
casting indéterminé
Chihiro, dix ans, a tout d''une petite fille capricieuse. Elle s''apprête à emménager avec ses parents dans une nouvelle demeure.Sur la route, la petite famille se retrouve face à un immense bâtiment rouge au centre duquel s''ouvre un long tunnel. De l''autre côté du passage se dresse une ville fantôme. Les parents découvrent dans un restaurant désert de nombreux mets succulents et ne tardent pas à se jeter dessus. Ils se retrouvent alors transformés en cochons.Prise de panique, Chihiro s''enfuit et se dématérialise progressivement. L''énigmatique Haku se charge de lui expliquer le fonctionnement de l''univers dans lequel elle vient de pénétrer. Pour sauver ses parents, la fillette va devoir faire face à la terrible sorcière Yubaba, qui arbore les traits d''une harpie méphistophélique.

Disney s'offre Chihiro (12/04/2002)On le sait, l'animation japonaise s'exporte assez mal aux USA. Succès international en 1997, Princesse Mononoke a connu une carrière plus que décevante en Amérique. Mais Hayao Miyazaki tient peut-être sa revanche avec son dernier film, Le Voyage de Chihiro. Les studios Walt Disney ont en effet acquis les droits d'exploitation en salles, en vidéo et à la TV du film (Ours d'or à Berlin) et ont confié la supervision de la version américaine à John Lasseter, patron de Pixar et réalisateur de Toy Story. Il veillera à la qualité du doublage et au respect absolu de l'œuvre de Miyazaki (comprendre : pas de coupes pour le public US, le film durant tout de même deux heures). La sortie américaine est prévue à l'automne. Pour la petite histoire, Le Voyage de Chihiro est le plus grand succès de tous les temps au Japon (234 M$ de recettes) et vient de démarrer brillamment en France, avec 11 930 entrées Paris pour son premier jour d'exploitation.
Berlin voit double (18/02/2002)Surprise au festival de Berlin 2002, avec deux Ours d'Or attribués à deux films radicalement opposés, Le Voyage de Chihiro et Bloody Sunday. Le Voyage de Chihiro du réalisateur Hayao Miyazaki, adaptation onirique d'Alice au Pays des Merveilles, avait battu tous les records d'entrées au Japon à la suite de Princesse Mononoké. C'est le premier film japonais à remporter un Ours d'Or depuis 1963, et le premier film d'animation à figurer au palmarès de la Berlinale. Bloody Sunday, du britannique Paul Greengrass, retrace les sanglants événements d'Irlande du Nord en 1972. Deux univers bien différents donc, et un palmarès très européen puisque la France se distingue avec quatre Ours d'Argent : Otar Iosseliani meilleur réalisateur pour Lundi Matin, Jacques Gamblin meilleur acteur pour Laissez-Passer, Antoine Duhamel pour la meilleure musique de film (Laissez-Passer)... et enfin les comédiennes de 8 Femmes pour leur prestation d'ensemble. Les Américains, boudés pour la deuxième année consécutive, sauvent l'honneur grâce à Halle Berry, Ours d'Argent de la meilleure actrice pour sa prestation dans Monster's Ball.